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 Histoire du coup de foudre
Présentation de l'éditeur

 Ramsès II a presque soixante ans lorsqu’il tombe amoureux au premier regard d’une jeune princesse dont il fait aussitôt son épouse : voici le premier « coup de foudre » historiquement attesté. Trois mille ans plus tard, Stendhal, qui trouve l’expression ridicule, en convient : « La chose existe ». Aujourd’hui, elle est loin d’être remise en question ! Mais comment s’explique cette mystérieuse et soudaine attirance entre deux êtres ? Par la sensibilité ou la science (des atomes crochus… ou des phéromones) ? Le surnaturel (la flèche
de Cupidon… ou l’intervention du Malin) ? Une pure attraction physique ou un phénomène chimique ? Si le coup de foudre conserve toute sa part de mystère, Jean Claude Bologne en donne une lecture aussi inattendue que pertinente. En s’appuyant sur de nombreux récits empruntés à l’Histoire, à la légende et à la littérature, son enquête soulève au passage un passionnant paradoxe : notre époque cultive l’individualisme, la sécurité et le rationnel, mais elle ne rêve
que de passions « enchaînantes », de surprises et de risques…

Extrait :

          Un jeune homme de 24 ans, qui n’est désigné que par ses initiales A. B..., est amené en 1888 au docteur Charles Féré, ancien secrétaire de Charcot, médecin-chef du laboratoire à l’hôpital de Bicêtre, où vient d’être construit un pavillon d’aliénés. Celui-ci le soigne alors pour des troubles mineurs : persuadé avoir déjà vu de petits détails qui paraissent insignifiants, le patient est sujet à des convulsions ou des vertiges plus ou moins graves. La cure semble avoir porté ses fruits, et il reprend une vie normale. Or, en 1899, onze ans après cet épisode, une récidive survient alors qu’il déjeune avec sa mère en compagnie d’une parente de province. Tout à coup, il fixe cette dernière, qu’il n’a jamais vue, et tombe à ses genoux « en exprimant les sentiments les plus ardents ». Rien que de très banal, somme toute, sinon qu’il est convaincu que cette visite impromptue lui a été annoncée par un rêve la nuit précédente. Le docteur Féré est à nouveau amené à s’occuper de son cas, à partir duquel il généralise ses observations : « L’attraction foudroyante, le coup de foudre, peut être une manifestation épileptique. On ne sera pas étonné de la retrouver chez les dégénérés émotifs sujets en général à des explosions épileptiformes. Mais ce n’est pas le seul terrain où elle peut se produire. »
          La question s’est posée à plusieurs reprises au cours de notre approche : dans quelle mesure le coup de foudre est-il une forme de folie ? Tout amour passionné est susceptible d’être ainsi analysé, puisqu’il s’agit d’une « aliénation » de la raison. Mais plus encore sa forme subite et inconditionnelle. Cette conception exacerbée est héritée de Socrate, qui classe l’amour parmi les « manies » qui peuvent s’emparer de l’homme. Les maniai (« délire », « folie ») sont des formes de possession divine, fortement valorisées en ces temps de polythéisme, mais qui deviennent suspectes dans un cadre monothéiste, ou athée. Socrate en distingue quatre : l’art divinatoire inspiré par Apollon (mantikê), l’initiation aux mystères de Dionysos et à la transe bacchique (telestikê), la possession artistique par les Muses (poietikê) et le délire amoureux envoyé par Éros (erotikê). Elles résument les quatre grandes forces capables de terrasser la raison : mystique, ivresse, art, amour. Or, Platon décrit ce dernier délire comme un attachement né au premier regard : celui qui s’est empli des visions de la Beauté idéale, lorsqu’il aperçoit un corps qui en manifeste le reflet, est saisi de frissons, se couvre de sueur, éprouve une chaleur inaccoutumée. Dès qu’il « reçoit par la vue les effluves de la Beauté », cette chaleur amollit l’âme, qui « bouillonne tout entière, elle se soulève, et elle souffre comme les enfants qui font leurs dents ». Ne croirait-on pas lire les symptômes classiques du coup foudre ?

Presse

Presse écrite :
Livre Hebdo : Laurent Lemire (13 janvier 2017)
Ouest France : Valérie Parlan (21 janvier 2017)
L'Express : Delphine Peras (1er février 2017)
Sud-Ouest dimanche : Olivier Plagnol (5 février 2017)
Soir Magazine : Joëlle Smets (8 février 2017)
Paris Normandie : Franck Boitelle (9 février 2017)
AFP : Eva Gomez (11 février 2017)
La Libre Belgique : Eric de Bellefroid (13 février 2017)
Le Monde (L'Époque) : « Pour / Contre (12 février 2017)
Libération : Agnès Giard (en ligne, 12 février 2017)
La Montagne et Le Populaire du Centre : Jérôme Pilleyre (13 février 2017)
Le Carnet et les instants : Marie Dewez (février 2017)
Courrier de l'Ouest (14 février 2017)
Vingt-quatre heures : Cécile Lecoultre (11 février 2017)
Midi libre (14 février 2017)
L'Obs : Laurent Lemire (16 mars 2017)
BibliObs : Anne Crignon (14 mars 2017)
La lectrice à l'œuvre : Christine Bini (3 avril 2017)
Quinzaine littéraire : Éric Dussert (16 avril 2017)
Marie-Claire Belgique : Manuela Hollanders (1er mai 2017)
Tageblatt : Corinne Lebrun
Le Soir : Flavie Gauthier
Elle Belgique : Elisabeth Clauss
L’Avenir : Michel Paquot

Audiovisuel :
France Culture : François Angelier (6 février 2017)
Sud Radio : Brigitte Lahaie (7 février 2017)
France Inter : Grand bien vous fasse :  Ali Rebeihi (8 février 2017)
Télé Bruxelles - Le Mag de la rédac : Sabne Ringelheim (8 février 2017)
RTBF 1 - Un jour dans l'histoire :  Laurent Dehossay (9 février 2017)
France 3 - Grand Soir 3 :  Stéphane Lippert (9 février 2017)
RFI - Vous m'en direz des nouvelles : (14 février 2017)
Europe 1, Europe 1 bonjour : Nicolas Carreau (14 février 2017)
Europe 1 - Au cœur de l'histoire : Franck Ferrand (14 février 2017)
France Inter - la tête au carré : Matthieu Vidard (15 février 2017)
Public Sénat, « Bibliothèque Médicis » : Jean-Pierre Elkabbach (17 février 2017)
Europe 1 - Social club : Frédéric Taddeï (22 février 2017)
France Inter : Librairie francophone (25 février 2017). coup de cœur de Déborah Danblon, de La Librairie La licorne, à Bruxelles
RTBF - La Première – « Par ouïe dire » : Pascale Tison
RTBF – VivaCité – « On croit rêver » : Régine Dubois
RTBF  – Musiq3 – « A portée de mots » : Axelle Thiry
Radio Judaïca – « Café de Flore » : Nicky Depasse

Sites :
Blog de  Thierry Guinhut.

 


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